La télévision d’État iranienne a officiellement confirmé, dimanche 1er mars au matin, la mort de l’ayatollah Ali Hosseini Khamenei, Guide suprême de la République islamique d’Iran. L’annonce a été faite vers 05 h 00 heure locale (01 h 30 GMT) par un présentateur visiblement ému, qui a diffusé des images d’archives du dirigeant avec un bandeau noir à l’écran en signe de deuil.
Âgé de 86 ans, Khamenei dirigeait l’Iran depuis 1989, succédant à l’ayatollah Rouhollah Khomeini et accumulant plus de trois décennies au sommet du pouvoir politique et religieux du pays.
Le communiqué de la télévision d’État iranienne n’a pas détaillé les circonstances précises du décès. Toutefois, sa diffusion intervient au lendemain de frappes militaires massives menées conjointement par les États-Unis et Israël contre des cibles en Iran, opérations que Washington et Tel-Aviv ont qualifiées de « strikes » contre l’infrastructure militaire et le leadership iranien.
Lors de cette annonce, l’animateur a déclaré que, malgré son décès, « la voie et la mission » de Khamenei « ne seront ni perdues ni oubliées » et seront poursuivies « avec vigueur et zèle ».
Les autorités iraniennes ont décrété une période de deuil national de 40 jours, accompagnée de sept jours fériés officiels à travers le pays. Ce temps de deuil vise à permettre à la population et aux responsables politiques de rendre hommage à leur chef religieux et d’organiser les cérémonies officielles qui suivront.
Selon des médias iraniens, le décès aurait eu lieu alors que Khamenei se trouvait à son bureau, « accomplissant ses fonctions », mais les détails donnés restent limités et contrôlés par l’État.
Avec la disparition du Guide suprême, un conseil de transition de trois membres devrait prendre les commandes jusqu’à la désignation d’un nouveau dirigeant. Ce triumvirat provisoire inclurait :
• Le président iranien,
• Le chef du pouvoir judiciaire,
• Un membre du Conseil des gardiens de la Constitution.
Cette étape est prévue par la Constitution iranienne, qui encadre la succession et la désignation d’un nouveau Guide suprême par l’Assemblée des experts religieuses.
La mort de Khamenei survient dans un contexte de tensions extrêmes au Moyen-Orient, alors que les frappes américano-israéliennes ont déclenché des représailles iraniennes contre des positions israéliennes et des bases américaines dans la région. Cette escalade a déjà provoqué des explosions, des tirs de missiles et une instabilité croissante dans plusieurs pays du Golfe et au-delà.
Les Gardiens de la révolution ont déclaré qu’ils réserveraient un « châtiment sévère » à ceux qu’ils tiennent pour responsables, laissant entrevoir une possible intensification du conflit.
Ali Khamenei, au pouvoir depuis plus de 36 ans, avait façonné l’Iran moderne en tant que chef politique, religieux et militaire, concentrant une grande partie des décisions stratégiques du pays entre ses mains. Son leadership a été marqué par des tensions continues avec les puissances occidentales, des sanctions économiques prolongées et une influence considérable de l’Iran dans les conflits régionaux.
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