L’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, a affirmé que l’attaque récente contre la ville de Goma ne constituait pas une simple opération militaire. Selon lui, l’objectif principal de cette offensive était d’éliminer physiquement les principaux dirigeants politiques et militaires de la rébellion.
Dans une déclaration rendue publique, Corneille Nangaa a indiqué que l’attaque aurait été spécifiquement planifiée pour frapper le cœur du commandement de l’Alliance Fleuve Congo et du mouvement rebelle Mouvement du 23 mars.
D’après lui, la cible principale de cette opération était sa propre personne, en tant que figure politique majeure de la coalition. Le général Sultani Makenga, considéré comme le pilier opérationnel du mouvement armé, aurait également été visé.
« Il ne s’agissait pas d’une offensive militaire ordinaire. L’objectif était clair : neutraliser les têtes pensantes de la rébellion », a déclaré Corneille Nangaa.
Cette attaque intervient dans un contexte de fortes tensions dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles du M23 se poursuivent depuis plusieurs mois.
La ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, reste un point stratégique dans ce conflit. Son contrôle représente un enjeu majeur, tant sur le plan militaire que politique.
Selon Nangaa, frapper le leadership politique et militaire de l’AFC/M23 constituerait une stratégie visant à affaiblir durablement l’organisation en la privant de ses principaux décideurs.
Une humanitaire française travaillant pour l’UNICEF a été tuée lors d’une attaque de drones survenue dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 mars 2026 à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). L’annonce a été faite par le président français Emmanuel Macron, alors que les tensions restent vives dans la région du Nord-Kivu.
Selon plusieurs sources locales, deux explosions ont été entendues dans la nuit dans la ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu. Les détonations ont provoqué une vive inquiétude parmi les habitants, dans une ville déjà marquée par l’insécurité persistante liée aux conflits armés.
Le groupe armé AFC/M23, qui contrôle actuellement la ville et qui est accusé par Kinshasa d’être soutenu par le Rwanda, affirme que l’attaque aurait été menée à l’aide de drones visant un quartier résidentiel.
D’après les informations communiquées par ce mouvement, l’attaque aurait fait au moins trois morts.
Alors que la communauté internationale appelle régulièrement à une désescalade, les événements récents montrent que la situation reste extrêmement volatile dans la région du Nord-Kivu.
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