Le président malgache Michael Randrianirina a annoncé une mesure inédite dans le processus de formation de son gouvernement. Désormais, les candidats aux postes ministériels devront se soumettre à des tests au détecteur de mensonges afin d’évaluer leur intégrité.
Selon les autorités, cette initiative vise à lutter contre la corruption et à garantir une meilleure gouvernance.
Toute personne souhaitant intégrer le nouveau gouvernement de Madagascar devra passer par un test au polygraphe, un dispositif utilisé pour analyser les réactions physiologiques d’un individu face à des questions sensibles.
« Nous saurons qui est corrompu et qui peut nous aider », a déclaré le chef de l’État.
Cette décision intervient dans un climat politique tendu, après la prise de pouvoir de Michael Randrianirina à la suite d’un coup d’État survenu en octobre dernier.
Depuis son arrivée à la tête du pays, le dirigeant affirme vouloir instaurer une nouvelle ère de transparence et de discipline au sein des institutions publiques.
Pour mettre en œuvre cette mesure, les autorités ont indiqué que Madagascar s’est doté :
• d’un polygraphe (détecteur de mensonges)
• d’un spécialiste chargé de son utilisation
Le président a précisé que l’objectif n’est pas d’obtenir des candidats « parfaits », mais des profils jugés fiables :
« Nous ne recherchons pas quelqu’un qui soit irréprochable à 100 %, mais quelqu’un qui le soit à plus de 60 %. »
L’utilisation du détecteur de mensonges dans le processus de sélection politique suscite déjà des interrogations.
Dans de nombreux pays, le polygraphe est considéré comme un outil controversé, dont la fiabilité scientifique est parfois remise en question. Son usage reste limité dans les procédures officielles, notamment en matière judiciaire ou administrative.
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