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À LA UNE / 2026-04-30 18:57:41

Washington sanctionne Joseph Kabila pour « soutien au M23 » et déstabilisation de la RDC

Les États-Unis ont annoncé, ce 30 avril, des sanctions économiques contre l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila. Washington l’accuse de « semer l’instabilité » dans le pays en apportant un soutien présumé au groupe armé Mouvement du 23 mars (M23).

Cette décision a été rendue publique à travers un communiqué officiel de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), une entité du département du Trésor des États-Unis chargée de l’application des sanctions économiques.

Une inscription sur la liste noire américaine

D’après les autorités américaines, Joseph Kabila figure désormais sur la liste des personnalités sanctionnées. Cette mesure implique notamment le gel de ses avoirs potentiels aux États-Unis ainsi que des restrictions sur les transactions financières avec des entités américaines.

L’OFAC accuse l’ancien chef d’État, qui a dirigé la République démocratique du Congo de 2001 à 2019, d’avoir contribué à déstabiliser le gouvernement actuel en soutenant non seulement le M23, mais aussi l’Alliance Fleuve Congo (AFC), présentée comme son bras politique.

Des accusations liées à la crise sécuritaire dans l’Est

Selon le communiqué, le Mouvement du 23 mars est décrit comme un groupe armé soutenu par le Rwanda et actif dans l’est de la RDC, une région en proie à des conflits persistants.

L’OFAC affirme que le M23 et l’AFC ont contribué à une aggravation de l’instabilité politique et des violences armées, entraînant des pertes humaines importantes et des déplacements massifs de populations civiles.

Les autorités américaines vont plus loin en indiquant que Joseph Kabila aurait vécu sous la protection du M23 à Goma, un bastion stratégique du groupe rebelle dans l’est du pays, au cours de l’année écoulée.

Une décision aux implications politiques majeures

Ces sanctions interviennent dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo, où les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales continuent d’alimenter une crise humanitaire majeure.

Elles pourraient également avoir un impact significatif sur la scène politique congolaise, alors que le rôle et l’influence de l’ancien président restent des sujets sensibles.

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