Les autorités gabonaises ont décidé de suspendre l’accès aux réseaux sociaux sur tout le territoire national jusqu’à nouvel ordre, a annoncé mardi la Haute Autorité de la Communication (HAC) dans un communiqué officiel. Cette mesure intervient dans un contexte de fortes tensions sociales et d’usage croissant des plateformes en ligne pour diffuser des informations.
La HAC a confirmé que la suspension des réseaux sociaux vise à limiter la diffusion de contenus jugés inappropriés, diffamatoires, haineux ou susceptibles de déstabiliser le pays. La régulation des contenus numériques est présentée comme un moyen de préserver la cohésion sociale, la sécurité nationale et la dignité humaine.
« Il est nécessaire de protéger l’espace public contre la propagation de messages susceptibles de porter atteinte à la stabilité des institutions et à l’ordre public », indique la HAC dans son communiqué.
À ce stade, les autorités n’ont pas publié la liste complète des plateformes visées, mais plusieurs médias locaux et internationaux évoquent que :
• WhatsApp
• Facebook
• TikTok
• Instagram
• Twitter
pourraient être inclus dans les restrictions, étant donné leur popularité auprès des Gabonais.
Plusieurs facteurs expliquent la décision gouvernementale :
1. Protestations sociales et grèves
Depuis quelques semaines, des manifestations et mouvements sociaux, notamment dans le secteur de l’éducation, ont été relayés en masse sur les réseaux sociaux.
2. Circulation rapide de l’information en ligne
Les autorités estiment que certaines publications sur les plateformes numériques peuvent provoquer des tensions ou des malentendus.
3. Prévention de la désinformation
Le gouvernement invoque aussi le risque de fausses informations et de cyberharcèlement comme motivations supplémentaires à la suspension.
Pour de nombreux Gabonais, les applications de réseaux sociaux constituent un outil essentiel pour :
• communiquer avec leur entourage,
• s’informer en temps réel,
• suivre les actualités locales et internationales.
La suspension pourrait donc provoquer des perturbations dans l’usage quotidien d’Internet, affectant notamment :
• les jeunes et les étudiants,
• les travailleurs dépendants de la communication en ligne,
• les petites entreprises qui utilisent ces plateformes pour leurs activités.
Aucune date de fin n’a été précisée par les autorités gabonaises. La suspension restera en vigueur jusqu’à nouvel ordre, ce qui signifie que les utilisateurs devront suivre les annonces officielles pour savoir quand l’accès sera rétabli.
Certains analystes estiment que cette suspension pourrait être temporaire, visant à calmer les débats en période de tension. D’autres avertissent toutefois que des restrictions prolongées pourraient affecter l’économie numérique et les libertés d’expression.
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